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L’eSport a pris beaucoup d’ampleur au cours de ces dernières années. On est arrivé à un point où même le Comité olympique envisage d’intégrer la discipline aux JO de Paris en 2024. Les discussions se compliqueraient, et un accord serait encore loin d’être trouvé.

Un forum autour de l’eSport s’est tenu en juillet dernier à Lausanne, en Suisse. Sur le site officiel des JO, il est possible de lire qu’un dialogue a été entamé pour « parvenir à une compréhension mutuelle et établir une plate-forme pour un engagement futur entre l’industrie de l’eSport et du Mouvement olympique ». Au début du forum, Rick Fox – ancien joueur des Los Angeles Lakers et propriétaire de la franchise eSport, Echo Fox – avait défendu la transparence dans les discussions futures.  Le modérateur a également dirigé différents panels pour étudier les nombreuses perspectives de la participation de l’eSport aux Jeux olympiques.

L’idée que les sports pratiqués sur des consoles de jeu puissent être considérés comme une discipline athlétique – et encore moins pour un sport olympique – a pris de l’ampleur certes ; celle-ci reste toutefois considérée comme absurde. Pourtant, peu de personnes dans cette industrie – qui pèsent désormais 5 milliards de dollars – ne doutent du sérieux, du dévouement, de la formation et des investissements financiers qui sont actuellement investis dans cet écosystème.

Le besoin de se familiariser avec le milieu

Faire de l’eSport une discipline des JO intéresse bien le Comité olympique, sinon il n’y aurait pas de discussions. Toutefois, les officiels ne sont pas aussi enthousiastes que ceux de l’industrie de l’eGaming. Président de l’association des fédérations internationales et membre du Comité international olympique, Patrick Baumann donne les raisons cet enthousiasme soutenu. « On ne comprend pas forcément encore qui sont les acteurs, de quoi on parle quand on parle d’eSport, de eGaming, de vidéo-game… Il y a encore besoin de se familiariser avec ce milieu, avec ce qui se passe, quelle sont les tendances qui se dégagent », explique le Suisse dans le quotidien sportif L’Equipe.

« Il faut d’abord qu’on passe les étapes normales pour comprendre ce qu’est l’eSport, de voir quels sont les points de similitudes avec nous, de voir ce que nous pourrions considérer comme sport. Encore faut-il que le mouvement eSport comprenne comment fonctionne le Mouvement olympique », développe ensuite le membre du CIO. Par ailleurs, Baumann précise que le processus risque de prendre beaucoup de temps. L’eSport comme discipline olympique en 2024 est fortement compromis. Le gaming était bien présent lors des JO d’hiver de Pyeongchang cette année, mais seulement pour des démonstrations. Le président de l’association des fédérations internationales n’écarte pas la possibilité d’avoir aussi des démonstrations à Paris dans six ans.

Les prochains Jeux olympiques auront lieu à Tokyo en 2020 et incluront de nouvelles disciplines, à savoir le karaté et le skateboard. Et bien qu’envisager l’eSport aux JO de Paris en 2024 puisse ne rester qu’un rêve, les ambitions olympiques des communautés du gaming n’ont jamais été aussi proches de la réalité.

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